Reporters from International News Network interview a U.S. Army Soldier from 2nd Battalion, 11th Field Artillery Regiment out of Schofield Barracks, Hawaii, during a training excersise at Fort Irwin, Calif., Sept. 20, 2007.

Rien ne semble plus utopique qu’une parfaite coopération entre l’armée et les médias, entre le monde du silence et celui de la parole.

Comme l’a dit le journaliste Matthieu Mabin, lui-même ancien militaire : « (…) les journalistes et les militaires se détestent, jusqu’à ce qu’ils se rencontrent »[1].

Le XXe siècle a vu se développer de manière considérable le pouvoir des médias. Ces derniers n’ont pas manqué de s’intéresser aux conflits modernes, au grand dam des autorités militaires. La modernisation a touché les médias, les dotant de nouveaux outils efficaces, comme la télévision. À la mondialisation des conflits s’est ajoutée celle de l’information, et l’armée, peu importe sa nationalité, a dû apprendre à surveiller non plus seulement le champ de bataille mais aussi ses arrières, à savoir le discours tenu par les médias à son propos. C’est à l’occasion de la guerre du Golfe que l’ « embedded journalism » (ou « journalisme embarqué » ou « intégré »), s’est développé. Ce système consiste à emmener sur une zone de guerre un journaliste et son cameraman qui, une fois sur place, vivent avec les militaires de plusieurs semaines à plusieurs mois. Utilisé plus tard en Irak et en Afghanistan, ce système a de nombreux détracteurs mais, faute de mieux, les journalistes ont continué de s’y plier. Pourtant, après l’enlèvement d’Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier en Afghanistan et le lancement de l’opération Serval au Mali, il semblerait que ce système touche aujourd’hui à sa fin. Comment expliquer que le journalisme embarqué ait été vraisemblablement abandonné lors du lancement de l’opération Serval ?

L’évolution du journalisme de guerre au XXe siècle

L’histoire du journalisme de guerre remonte à bien longtemps, et le photographe de guerre daterait lui de la guerre de Sécession. Un des premiers à filmer le champ de bataille a probablement été le journaliste anglais Frederic Villiers, qui a saisi l’intérêt de filmer les batailles. Se rendant sur les champs de bataille, il a filmé les combats à l’aide de sa caméra cinématographique, dans des conditions parfois extrêmement confortables :

« Je fus bien logé durant la bataille devant Volo, car le consul britannique insista pour que je réside au Consulat. C’était pour moi une campagne de guerre menée dans le luxe. Depuis le balcon de ma résidence je pouvais à tout moment voir les Turcs ouvrir le feu sur le plateau Velestino; je me dirigeais ensuite avec mon équipement de cinéma, emmenant ma bicyclette dans ma voiture. Après avoir rangé en sécurité quelques bandes de film, au cas où les Turcs ne pressent trop fortement sur notre front, je jetais la caméra dans le véhicule et l’envoyais loin de zone d’action, et, à la nuit tombée, après les combats, je roulais jusqu’en bas de la colline pour aller dîner. » [2]

Informer la société des tenants et aboutissements d’un conflit et des conditions dans lesquelles celui-ci se déroule est un enjeu vital dont les autorités politiques et militaires ont conscience. Le reporter de guerre tient entre ses mains un pouvoir certain : selon l’image de la guerre qu’il véhicule, il peut aisément tourner l’opinion publique contre cette dernière. Lors de la guerre du Golfe les États-Unis ont entrepris de mettre les médias de leur côté afin qu’ils les aident à véhiculer une image de « guerre juste ». C’est ainsi qu’ont été mises en place les « pools » : sur le millier de journalistes accrédités et autorisés à couvrir la guerre du Golfe, seuls 126 accédèrent aux « pools » du Pentagone[3]. Ces journalistes étaient regroupés dans une salle pour écouter les comptes rendus officiels de l’armée. L’effet a été désastreux pour la liberté de la presse, les journalistes ne disposant que des informations que l’armée américaine a bien voulu bien leur fournir.

Pour comprendre la création de ces « pools » il faut remonter quelques années en arrière lors de la guerre du Vietnam. Alors que l’armée américaine semble remporter la guerre sur le terrain, les médias relaient des images qui choquent profondément l’opinion publique américaine, jusque-là relativement aveugle à la réalité des combats. Une opinion qui se retourne contre les autorités et se met même à militer pour la fin de la guerre. Les Nord-Vietnamiens ont réussi à faire basculer la population américaine de leur côté, remportant par la même occasion une bataille majeure, plus importante encore qu’un succès militaire. En effet, suite à cet outrage national, les États-Unis vont se voir contraints à la négociation, privés de leur victoire absolue. La défaite est reprochée aux journalistes, qui vont jusqu’à être traités de traîtres. Les militaires en tirent la conclusion que les médias devront être tenus fermement à l’écart à l’occasion des futurs affrontements armés.

Âge d’or et décadence du journalisme embarqué

Côté français, l’équivalent de la guerre du Golfe pourrait être le conflit au Kosovo en ce qui concerne les relations entre les médias et l’armée. Pourtant, les médias français ont semblé avoir pris note des erreurs américaines de la guerre du Golfe en termes de transmission de l’information : « Au lendemain de la superproduction du Golfe, les médias s’étaient plaints de ces “pools” de journalistes qui avaient permis à l’armée américaine d’“organiser” les reportages des correspondants sur “le terrain” »[4]. Malgré ce constat éclairé, les médias français sont tombés dans un piège similaire et leur couverture de la guerre du Kosovo a été fortement critiquée. La collusion entre le pouvoir et les médias en général est un phénomène qui pèse à tout moment sur les reporters lorsqu’ils couvrent un conflit, a fortiori si leur pays y est impliqué. Couvrir la guerre est un travail laborieux et problématique qui se réinvente à chaque nouvelle bataille. Lorsque la guerre en Irak éclate, une nouvelle forme de journalisme voit le jour : l’« embedding ». Les journalistes français utilisèrent quant à eux ce système lors de la guerre en Afghanistan. Leur venue sur le champ de bataille doit pour cela être organisée dans les moindres détails.

Les futurs journalistes intégrés doivent suivre un stage de préparation, dans des camps de préparation créés à la demande des troupes américaines. Les militaires se seraient plaints de la forme physique des journalistes envoyés au sein de leur équipe, ainsi que de leur manque de connaissance de la hiérarchie militaire qui les rendait incapables de distinguer un grade d’un autre. En conséquence, outre un entraînement physique (comme effectuer une « tactical road march »[5] de 8km avec un équipement de 11kg à transporter), les journalistes suivent aussi des cours plus théoriques sur les uniformes ou encore les « military customs and courtesies »[6]. En France, le CNEC (Centre national d’entraînement commando) et la DICoD (Délégation à l’information et à la communication de la Défense) proposent dès 2003 des stages spécialisés pour les journalistes, à raison de deux sessions annuelles, d’environ vingt personnes[7]. Au programme : reproduction des conditions de reportage en zone de conflit avec explosions ou franchissement d’obstacles, familiarisation avec une zone urbaine de conflit, reconstitutions de prises d’otages ou encore instruction des principes de base d’une descente en rappel.

Le système d’ « embedding » a eu du succès : 167 journalistes envoyés en 2009 dans la zone contrôlée par les troupes françaises en Afghanistan[8]. Le journalisme embarqué avait en effet l’avantage pour les journalistes d’accéder au plus près des combats tout en bénéficiant de la protection des militaires. Cependant, ce système avait également des effets pervers qui n’ont pas mis longtemps à être pointés du doigt comme par exemple, la proximité directe avec les soldats. En effet, cette proximité avec les militaires, qui est le prérequis de ce système, peut avoir des effets secondaires : le journaliste sur le terrain est souvent amené à adopter le point de vue du soldat qu’il interroge et avec qui il stationne longtemps. Lié à son gardien, le journaliste perd son objectivité. Il est sans aucun doute difficile pour les journalistes de rester le plus objectif possible à propos d’hommes qu’ils côtoient, avec qui ils vivent durant une longue période et dont leur sécurité dépend. Qui plus est, l’ « embedding » reste un moyen pour l’armée de contrôler ce que les journalistes filment : « Quand les journalistes sont emmenés avec les militaires, l’armée surveille ce qu’ils filment, et surtout, ils ne sont pas autorisés à se rendre sur toutes les opérations »[9].

De nombreux journalistes sont conscients de ces effets négatifs du système, et certains en profitent pour comparer les différents systèmes d’embedding d’une armée à l’autre. C’est le cas du journaliste Luc Mathieu qui raconte dans son article « Embedded en Afghanistan » [10] pour Libération que l’armée britannique veut toujours lire l’article avant publication contrairement à l’armée américaine qui n’impose pas non plus, à l’inverse de l’armée française, aux journalistes partant en patrouille d’être accompagnés d’un officier de presse. Ce type de journalisme embarqué éclairé nous apporte un aperçu des coulisses qu’il nous faudrait toujours garder en tête lorsque nous lisons un article rédigé dans les contraintes imposées par l’ « embedding ». Par ailleurs, l’encadrement militaire empêche souvent les journalistes d’établir un contact avec la population du pays où le conflit armé a lieu. En Afghanistan, les journalistes français étaient enfermés dans les bases militaires, privés de l’opinion de la population afghane sur la guerre menée par les forces de la coalition.

C’est en voulant aller à la rencontre des Afghans que les journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier se firent enlever par les talibans avec leur interprète :

« Ils étaient depuis trois semaines, comme on dit dans notre jargon, “embedded” avec l’armée française. Ils s’étaient déjà rendus sur cette route de Kapisa avec l’armée. Ils souhaitaient tout simplement revenir par leurs propres moyens et donner la parole à la population afghane. On nous reproche souvent de ne pas donner assez la parole à la population afghane, c’est ce qu’ils ont souhaité faire. Et oui, ils savaient que cette route était dangereuse, oui ils ont fait leur métier et oui il y avait des risques »[11]

Leur enlèvement a signé le début d’une violente polémique sur leur prise de risque, inconsidérée et dangereuse pour les autorités militaires, responsable et professionnelle pour leurs confrères journalistes. Ayant quitté la base sans escorte, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier furent presque immédiatement kidnappés après être passés par un checkpoint où ils ont été dénoncés aux talibans, puis interceptés un peu plus loin sur la même route. Ce kidnapping a signifié une augmentation sensible du travail des militaires français sur place, qui ont été mobilisés pour les retrouver. L’exaspération s’est fait fortement ressentir du côté des hauts gradés militaires : « Un autre homme ne décolère pas, le général Jean-Louis Georgelin, le plus haut gradé de l’armée française. Il a reçu des informations émanant paraît-il du terrain. Selon lui, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier seraient des reporters insupportables voulant absolument interviewer des talibans »[12].

Opération Serval : les journalistes remplacés par les soldats ?

Dès le lancement de Serval, c’est la ruée : 529 journalistes débarquent, représentant 327 médias d’une multitude de nationalités différentes[13]. Mais ces journalistes sont stationnés à Bamako, soit à des centaines de kilomètres des théâtres d’opérations. Demeurant dans des villes et villages aux abords des zones de conflit, les journalistes sont souvent réduits à filmer le triomphe des forces françaises et tchadiennes libérant une à une les villes maliennes autrefois occupées par les djihadistes. Les reporters ne peuvent se rapprocher autant qu’ils le souhaitent car les autorités maliennes ne les autorisent pas à se rendre au-delà de Ségou, soit à trois heures de route de Bamako. Mais ce sont avant tout les autorités militaires françaises que les journalistes accusent. Deux points de vue aux antipodes l’un de l’autre s’affrontent: si les journalistes se plaignent que l’armée française les empêche d’aller où bon leur semble voire leur bloque l’accès aux zones de conflit, l’armée française affirme quant à elle que personne ne peut empêcher les journalistes de se rendre où ils le souhaitent par leurs propres moyens. À la question « Avez-vous empêché des journalistes de se rendre sur les zones de combat ? », le colonel Burkhard répond :

« Non, l’armée française n’a aucun moyen de bloquer un média. Tout journaliste peut aller voir Aqmi dans l’Amettetaï s’il le veut. Au nom de la liberté de la presse, je ne peux l’en empêcher. Je constate qu’il n’y en a pas un seul qui a voulu y aller. Lorsque les Maliens ont bloqué l’accès à des journalistes, nous leur avons glissé le conseil de les laisser passer, car un journaliste qui ne voit pas racontera forcément des mauvaises choses. »[14]

En vérité, les militaires français redoutent un nouvel enlèvement de type « Ghesquière-Taponier ». Craintes qui se sont presque concrétisées à grande échelle au Mali le 10 février 2013. L’armée française fut contrainte d’extraire une cinquantaine de journalistes du centre de la ville de Gao, alors même que les soldats se battaient contre les djihadistes. Au Mali, l’armée est plus prudente vis-à-vis de l’embedding, d’autant plus qu’il faut noter que mettre un journaliste dans un VAB (Véhicule de l’Avant Blindé) revient à en enlever trois soldats : un problème dans le cadre d’une guerre, où la présence de soldats est plutôt nécessaire.

 Dans ces conditions, on peut se demander si les journalistes ont aujourd’hui leur place sur le champ de bataille et si les soldats ne tendent pas peu à peu à les remplacer. Déjà en Afghanistan, de nombreux soldats avaient pris l’habitude de fixer des petites caméras sur leur casque, filmant les combats lors d’accrochages avec les talibans. Parfois gardées pour leur usage personnel, elles sont à l’occasion partagées sur Internet sur des plateformes tel que YouTube. Dans le cadre de Serval, il semble que l’armée ait pris à la fois le pas sur les initiatives personnelles des soldats, et sur le travail même des journalistes. Les soldats ont été accompagnés d’une petite équipe de militaires de la DICoD chargés de filmer les images (par exemple lors des combats dans l’Adrar des Ifoghas). Ces images tournées directement sur le terrain, au cœur de l’action, sont ensuite envoyées aux rédactions des différents organes de presse et médias télé :

« (…) de cette intervention, qui est encore en cours aujourd’hui, il y a eu très peu d’images, on a même parlé d’une guerre sans images. Ce soir vous allez voir ce qui n’a jamais été montré sur cette opération, vous allez découvrir les forces spéciales qui ont été en première ligne, la traque des djihadistes dans le désert, vous allez comprendre quel est l’ennemi que l’armée française affronte et de quel armement il dispose. Pour la première fois l’armée française a accepté d’ouvrir ses archives, des soldats ont filmé toute l’opération sur le terrain. »[15]

Ce nouveau rôle de journaliste que semblent endosser les soldats pose à l’évidence plusieurs problèmes. Tout d’abord, l’impossibilité d’avoir accès à des images qui sortent de la communication officielle de l’armée (pas de vidéo donnant une mauvaise image des soldats français, pas d’images de cadavres – djihadistes ou militaires-), c’est-à-dire pas de possibilité d’une vision subversive. Pars ailleurs, la communication militaire implique peu voire aucun contact avec la population et son ressenti, exception faite durant les libérations des villes qui sont très médiatisées. Avec l’opération Serval, il semblerait que l’on ait finalement touché aux limites de l’ « embedding » dont les défauts ont fini par primer sur ses avantages si vantés à ses débuts. Une fois encore, le reporter de guerre doit se réinventer pour continuer à couvrir les conflits armés, s’il ne veut pas que les soldats, bien équipés et au plus près du front – donc du scoop -, ne le fassent à sa place.

Sources :
* D’ALMEIDA Fabrice, DELPORTE Christian, Histoire des médias en France : de la Grande Guerre à nos jours, Paris, Flammarion, 2010, 505 p.
* BOTTOMORE Stephen, « Frederic Villiers – War correspondent », in Frederic Villiers, automne 1980, p. 252
* KNIGHTLEY Phillip, The First Casualty : the war correspondant as hero and myth-maker from the Crimea to Kosovo, The Johns Hopkins University Press, 2002, 592 p.
* « The Principles of War coverage », Nieman Reports, 11 mars 1992
* HALIMI Serge, VIDAL Dominique, MALER Henri, “L’opinion, ça se travaille…– Les médias & les “guerres justes” : Kosovo, Afghanistan, Irak, Paris, Agone, 2006, 223 p.
* BERTRANT DORLÉAC Laurence (dir.), Les désastres de la guerre – 1800-2014, Paris, Somogy éditions d’art – Louvre Lens, 2014, 399 p.
* R. W. Apple Jr., « War in the Gulf : the press ; Correspondents protest pool system », The New York Times, 12 février 1991
* « Mali, quand l’armée filme sa guerre », Envoyé spécial, 17 octobre 2013, France 2
* LEPRÊTRE Cyril, « La France fait la guerre en Afghanistan », 13 décembre 2010, Le Monde
* JT 12/13, France 3, 2 janvier 2010
* BORGER Julian, « Flabby journalists sent to booty camp », The Guardian, 1er novembre 2002
* « C’est pas le pied la guerre ? Journal de soldats français en Afghanistan », Infrarouge, France 2, 29 septembre 2011
* www.defense-gouv.fr/
* LE GOUGUEC Alain, « Matthieu Mabin (France 24) : le risque et la sécurité » in « 116 rue Albert-Londres », 8 février 2015, France Inter
* MATHIEU Luc, « Embedded en Afghanistan », Libération, 22 février 2010
* « Le cauchemar afghan », Pièces à conviction, France 3, 23 novembre 2011
* « Thierry Burkhard, dans “Stratégies”, sur Serval,  la communication militaire et les médias », 14 mars 2013, Lignes de défense
* MARI Jean-Paul, « Le reporter est-il un traître ? – Vietnam, la trahison des médias », 25 septembre 2008, Grands reporters.com
* GHESQUIÈRE Hervé, 547 jours, Paris, Albin Michel, 2012, 260 p.
* Christophe Guilloteau, Philippe Nauche, « Rapport d’information sur l’opération Serval au Mali », n°1288, 18 juillet 2013, Assemblée nationale (http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i1288.asp#P421_64704)


[1] Alain Le Gouguec, « Matthieu Mabin (France 24) : le risque et la sécurité » in « 116 rue Albert-Londres », 8 février 2015, France Inter
[2] « I was well-housed during the fighting in front of Volo, for the British Consul insisted on my residing at the consulate. To me it was campaigning in luxury. From the balcony of the residence I could always see when the Turks opened fire on the Velestino plateau ; then I would drive with my cinema outfit to the battlefield, taking my bicycle with me in the carriage. After I had secured a few reels of movies, if the Turks pressed too hard on our lines I would throw the camera into the vehicle and send it out of action, and, at nightfall, after the fight, I would trundle back down the hill to dinner. » (traduction française de l’auteur), Stephen Bottomore, « Frederic Villiers – War correspondent », in Frederic Villiers, automne 1980, p. 251 (traduction de l’auteur)
[3] R. W. Apple Jr., « War in the Gulf : the press ; Correspondents protest pool system », The New York Times, 12 février 1991
[4] Serge Halimi, Dominique Vidal, Henri Maler, “L’opinion, ça se travaille…– Les médias & les “guerres justes” : Kosovo, Afghanistan, Irak, Paris, Agone, 2006, p. 35
[5] Julian Borger, « Flabby journalists sent to booty camp », The Guardian, 1er novembre 2002
[6] Julian Borger, « Flabby journalists sent to booty camp », The Guardian, 1er novembre 2002
[7] www.defense-gouv.fr/
[8] Cyril Leprêtre, « La France fait la guerre en Afghanistan », 13 décembre 2010, Le Monde
[9] « C’est pas le pied la guerre ? Journal de soldats français en Afghanistan », Infrarouge, France 2, 29 septembre 2011
[10] Luc Mathieu, « Embedded en Afghanistan », Libération, 22 février 2010
[11] JT 12/13, France 3, 2 janvier 2010
[12] Hervé Ghesquière, 547 jours, Paris, Albin Michel, 2012, p. 44
[13] Christophe Guilloteau, Philippe Nauche, « Rapport d’information sur l’opération Serval au Mali », n°1288, 18 juillet 2013, Assemblée nationale (http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i1288.asp#P421_64704)
[14] « Thierry Burkhard, dans “Stratégies”, sur Serval,  la communication militaire et les médias », 14 mars 2013, Lignes de défense
[15] « Mali, quand l’armée filme sa guerre », Envoyé spécial, 17 octobre 2013, France 2