Arrestation d’El Chapo par la Marine Mexicaine, le 21 fĂ©vrier 2014.

Arrestation d’El Chapo par la Marine Mexicaine, le 21 fĂ©vrier 2014.

Dans la nuit du 21 fĂ©vrier 2014, l’un des criminels les plus recherchĂ©s au monde a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©, en seulement trois minutes et sans qu’aucun tir ne retentisse, par la Marine mexicaine qui le traquait depuis dix jours. C’est un succĂšs pour le gouvernement Peña Nieto. Souvent comparĂ© Ă  Pablo Escobar[1], JoaquĂ­n El Chapo GuzmĂĄn Loera Ă©tait le chef du CĂĄrtel de Sinaloa, le groupe le plus puissant du crime organisĂ© mexicain.

DeuxiĂšme puissance Ă©conomique latino-amĂ©ricaine aprĂšs le BrĂ©sil, le Mexique est un des pays au monde prĂ©sentant les risques sĂ©curitaires les plus Ă©levĂ©s. Avec 26 037 homicides relevĂ©s en 2012[2], il en cumule Ă  lui seul autant que l’ensemble des pays d’Europe sur la mĂȘme pĂ©riode selon Alejandro Hope. Pour ce spĂ©cialiste des questions de sĂ©curitĂ©, il existe « en moyenne dix fois plus de probabilitĂ©s de se faire assassiner au Mexique que dans des pays de l’OCDE »[3]. SpĂ©cificitĂ© mexicaine : la moitiĂ© de ces homicides est liĂ©e au crime organisĂ©, pour qui l’usage de la violence est presque systĂ©matique.

Un bilan de la situation sĂ©curitaire du Mexique, un pays de 122 millions d’habitants gangrĂ©nĂ© par le crime organisĂ©, est aujourd’hui nĂ©cessaire. Plaque tournante du trafic de drogue sur le continent amĂ©ricain, le Mexique se trouve confrontĂ© depuis plusieurs annĂ©es Ă  une intensification de la violence liĂ©e au crime organisĂ©, notamment depuis la fragilisation des groupes criminels colombiens. Bien ancrĂ©s dans le pays, les cartels mexicains dĂ©ploient leurs tentacules au sein des institutions nationales et au-delĂ  des frontiĂšres, ce qui rend difficilement envisageable un apaisement des tensions dans un futur proche, en dĂ©pit des politiques mises en place depuis l’arrivĂ©e au pouvoir du PrĂ©sident Peña Nieto en dĂ©cembre 2012.

Le Mexique gangréné par le crime organisé 

Le MinistĂšre des Affaires EtrangĂšres Français dĂ©finit la criminalitĂ© organisĂ©e comme tout « groupe structurĂ© qui est Ă©tabli dans le temps et agit de concert pour commettre des crimes en vue d’un avantage matĂ©riel ou financier ». Pour un tel groupe criminel, les frontiĂšres nationales n’ont pas d’importance. Les recettes du crime organisĂ© sont Ă©gales Ă  1,5% du PIB mondial soit l’équivalent de la richesse produite par la Hollande selon l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC)[4].

Le crime organisĂ© Ă  l’origine de la moitiĂ© des homicides au Mexique

Avec 36% des homicides enregistrĂ©s dans le monde, le continent amĂ©ricain est le plus touchĂ© par la criminalitĂ©, suivi de l’Afrique qui en concentre 31%[5]. Avec un taux d’homicide sept fois plus Ă©levĂ© qu’en Europe et trois fois supĂ©rieur Ă  la moyenne mondiale, le Mexique est le 9Ăšme pays le plus violent d’AmĂ©rique Latine alors qu’il n’est pas considĂ©rĂ© comme un Etat en guerre ou sortant de guerre civile comme le Guatemala ou le Salvador. Un taux d’homicide est qualifiĂ© par l’ONUDC comme trĂšs Ă©levĂ© s’il est supĂ©rieur Ă  20 pour 100 000 habitants. C’est le cas de celui du Mexique puisque 22 Mexicains sur 100 000 ont Ă©tĂ© assassinĂ©s en 2012, l’équivalent de 1400 Ă  1700 morts par mois selon le ministre de l’IntĂ©rieur Miguel Angel Osorio Chong. 30% des homicides commis sur le continent amĂ©ricain sont liĂ©s au crime organisĂ© selon la Banque InteramĂ©ricaine de DĂ©veloppement[6]. Pour le Mexique, il s’agirait de 30% Ă  50% des homicides selon les sources.

Depuis 2007, le Mexique connaĂźt en effet une impressionnante vague de violence causĂ©e principalement par les multiples conflits entre les groupes du crime organisĂ© mexicain. Il est donc indispensable de suivre de prĂšs l’évolution de leurs luttes et de leurs alliances car elles sont en grande partie Ă  l’origine de la recrudescence de la violence au Mexique. Ces groupes ont souvent recours au trafic de drogue, d’armes ou d’ĂȘtres humains et au blanchiment d’argent. Chaque organisation criminelle vise Ă  gagner le contrĂŽle d’un territoire de plus en plus Ă©tendu afin de bĂ©nĂ©ficier d’une mainmise sur les routes nĂ©cessaires aux trafics.

Les consĂ©quences pour la population sont alarmantes. Des civils sont pris pour cibles, victimes d’extorsions, d’enlĂšvements ou d’assassinats. Non seulement des dizaines de personnes sont ainsi tuĂ©es chaque jour au Mexique mais ces homicides sont aussi caractĂ©risĂ©s par un niveau de violence toujours plus spectaculaire. Les membres des cartels n’hĂ©sitent pas Ă  torturer, Ă  dĂ©capiter et Ă  dĂ©membrer leurs victimes. Ils leurs lient les mains et les pieds, les abandonnent sur le bord d’une route ou pendent leurs cadavres aux ponts.

Le crime organisé mexicain étend ses tentacules dans tout le pays et au-delà des frontiÚres

Les cartels se sont multipliĂ©s et sont dĂ©sormais prĂ©sents dans tout le Mexique. MĂȘme le mythe laissant entendre que la capitale soit Ă©pargnĂ©e a Ă©tĂ© remis en cause en 2013 par le Cas Heaven[7]. Les trafiquants de drogue seraient ‘’arrivĂ©s’’ Ă  la capitale. En fait, ils sont partout, surtout au nord du pays pour contrĂŽler le passage de la drogue Ă  la frontiĂšre avec les Etats-Unis. Mais des Etats au centre-ouest comme Guerrero et MichoacĂĄn enregistrent les taux d’homicides liĂ©s au crime organisĂ© les plus Ă©levĂ©s du pays.

Plus inquiĂ©tant encore, ces cartels sont Ă©galement prĂ©sents sur tout le continent amĂ©ricain et entretiennent mĂȘme des liens Ă©troits avec d’autres organisations criminelles dans le monde. Ils se disputent des alliances avec des groupes criminels d’AmĂ©rique centrale, les maras salvadoriennes ou guatĂ©maltĂšques, pour assurer le contrĂŽle des routes et des postes de frontiĂšre stratĂ©giques. Certains groupes poussent plus au sud du continent amĂ©ricain. Le 22 mai dernier, les autoritĂ©s mexicaines ont interceptĂ© deux tonnes de cocaĂŻne liquide envoyĂ©e depuis l’Argentine Ă  destination du Mexique ce qui dĂ©montre une extension de la domination du CĂĄrtel de Sinaloa. Ce dernier mĂšne des activitĂ©s illicites et entretient Ă©galement des relations avec d’autres groupes criminels dans une cinquantaine de pays, notamment avec des mafias italiennes.

Trois facteurs expliquent l’affirmation de la domination des cartels et l’intensification de la violence. Ces quinze derniĂšres annĂ©es, des dĂ©cisions politiques Ă©trangĂšres et nationales ont eu pour consĂ©quence indirecte l’aggravation de la situation.

© Guillemette Le Bourgeois et Antoine RiviÚre pour Vues sur le Monde

Le renforcement du crime organisé mexicain au cours des derniÚres décennies : migration de la violence, erreurs stratégiques et infiltration du crime organisé dans les institutions

Une migration de la violence liée au crime organisé de la Colombie vers le Mexique

Le Mexique, dont la position gĂ©ographique est stratĂ©gique pour tout commerce, est considĂ©rĂ© comme la plaque tournante de la drogue sur le continent amĂ©ricain. Depuis le Sud, les pays producteurs exportent en effet leur marchandise en passant par le Mexique vers les Etats-Unis oĂč se trouvent la plupart des consommateurs de stupĂ©fiants. La majoritĂ© du trafic de drogues Ă©tait nĂ©anmoins contrĂŽlĂ©e par les cartels colombiens jusque dans les annĂ©es 1990.

Ensuite, la mort de Pablo Escobar en 1993 a profondĂ©ment dĂ©stabilisĂ© le crime organisĂ© colombien et permis aux cartels mexicains de prendre le contrĂŽle du trafic de drogues. Ce contrĂŽle s’est affirmĂ© en 2000 avec le lancement du Plan Colombie[8] qui a entrainĂ© un double processus de transfert : transfert de la production depuis la Colombie vers le PĂ©rou d’une part, transfert de la commercialisation vers le « Triangle du Nord » (Guatemala, Honduras, Salvador) d’autre part. Le Mexique, derniĂšre frontiĂšre Ă  passer pour commercialiser les drogues, est incontournable. Pour Daniel Mejia, ce transfert de la violence illustre la thĂ©orie de « l’effet ballon ». Selon lui, « quand un Etat rĂ©ussit (localement) sa lutte contre la production et le trafic de drogue [
], les organisations criminelles se dĂ©placent vers des environnements plus favorables pour mener leurs opĂ©rations » Cette thĂ©orie expliquerait une augmentation de 46% des homicides liĂ©s au crime organisĂ© au Mexique depuis 2007[9].

Des erreurs stratĂ©giques traduites par une escalade de la violence et « l’effet de l’hydre »

Les gouvernements mexicains successifs luttent depuis des dĂ©cennies contre ces organisations criminelles, avec plus ou moins de rĂ©sultats. Trois grands groupes du crime organisĂ© mexicain ont Ă©tĂ© touchĂ©s Ă  la tĂȘte ces derniers mois, peut-on alors espĂ©rer une rĂ©duction de la violence au Mexique ?

Avant 1971, c’était le MinistĂšre de la SantĂ© qui rĂ©pondait aux problĂ©matiques de la drogue et non pas celui de l’IntĂ©rieur. Le gouvernement traitait donc les consĂ©quences et non pas les causes du problĂšme. Mais c’est surtout Ă  partir de 2007, quand le PrĂ©sident d’alors, Felipe CalderĂłn, a dĂ©clarĂ© officiellement la guerre aux narcotrafiquants et multipliĂ© les interventions militaires contre eux, que le nombre d’actes de violence explose. Les politiques menĂ©es ces derniĂšres annĂ©es sont un Ă©chec. Le nombre d’homicides a Ă©tĂ© multipliĂ© par trois entre 2005 et 2011 selon l’INEGI.

Ces derniers mois, la politique sĂ©curitaire de M. Peña Nieto semble toutefois porter ses fruits. Une amĂ©lioration de la situation serait alors possible. En sept mois, les leaders de trois grands cartels mexicains ont Ă©tĂ© capturĂ©s par les autoritĂ©s mexicaines : Z-40 en juillet 2013, ainsi que El Chayo, et El Chapo, en fĂ©vrier dernier. NĂ©anmoins, le scĂ©nario prĂ©cĂ©dent risque de se rĂ©pĂ©ter. TouchĂ©s Ă  la tĂȘte, les cartels sont certes fragilisĂ©s pour un temps mais sont loin de cesser leurs activitĂ©s illicites. En effet, bien que la capture de El Chapo reprĂ©sente un coup dur historique portĂ© au CĂĄrtel de Sinaloa par le gouvernement Peña Nieto, elle ne signifie pas qu’un processus de pacification soit enclenchĂ©. Au contraire, le pays pourrait observer une recrudescence de la violence comme aux lendemains du 15 juillet 2013, date de la capture de Miguel Ángel Treviño, alias Z-40, leader du groupe Los Zetas. En effet, la fragilisation d’une organisation attise les convoitises d’une autre concurrente. Los Zetas pourraient ainsi en profiter pour prendre le contrĂŽle d’une partie du territoire dominĂ© par El Chapo.

Au niveau interne, l’organisation de ce dernier peut en plus souffrir de « l’effet de l’hydre »[10] : la dĂ©capitation d’un monstre provoquerait l’apparition de deux tĂȘtes, soit deux leaders qui s’affronteront pour contrĂŽler l’empire de El Chapo en intensifiant par consĂ©quent l’usage de la violence dans la rĂ©gion dans le but d’impressionner l’autre groupe criminel. Cette thĂ©orie a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© vĂ©rifiĂ©e il y a peu. En 2006, on comptait six cartels mexicains. Aujourd’hui, ils seraient plus d’une douzaine.

Des institutions mexicaines noyautées par le narcotrafic

Cette escalade de la violence liĂ©e au crime organisĂ© est d’autant moins rassurante que les chiffres montrent l’incapacitĂ© des autoritĂ©s Ă  la contrĂŽler : le Mexique est un des pays les plus corrompus au monde[11] ce qui fragilise son autoritĂ©, l’efficacitĂ© de ses politiques sĂ©curitaires et son systĂšme judiciaire. Plus de 90% des crimes et dĂ©lits ne seraient pas sanctionnĂ©s. La corruption, la lenteur des procĂ©dures et la terreur qui rĂšgne dans certaines rĂ©gions comme au centre et au nord du pays, expliquent cette gĂ©nĂ©ralisation de l’impunitĂ©. Les victimes ou leur famille ne portent pas plainte car elles craignent les reprĂ©sailles de la part de leurs agresseurs. Seulement 12,2% des dĂ©lits et des crimes commis au Mexique ont fait l’objet d’une plainte en 2012 selon l’INEGI, 6,7% dans l’Etat de Guerrero, la rĂ©gion la plus dangereuse du pays[12]. La corruption rĂšgne Ă©galement dans les rangs de la police mexicaine. Le 5 mai 2014, un commissaire de police aurait Ă©tĂ© assassinĂ© par ses agents[13]. Il enquĂȘtait sur les relations qu’entretiendraient les autoritĂ©s de Ciudad Victoria avec des groupes criminels. Une vingtaine de policiers avaient Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s quelques jours avant sa mort, accusĂ©s de travailler avec des narcotrafiquants.

Bien que la loi du silence prospĂšre au Mexique, de plus en plus de citoyens font entendre leur voix. Certains manifestent, d’autres forment des groupes armĂ©s de dĂ©fense et la rĂ©glementation de la consommation de drogues comme solution entre progressivement dans le dĂ©bat public.

Les Mexicains s’unissent contre la menace des narcotrafiquants

Les rĂ©actions de la population mexicaine face Ă  cette violence sont diverses. Auparavant rĂ©duits au silence, les Mexicains font dĂ©sormais entendre de plus en plus leurs craintes dans les rues. De nombreux Etats manquent en effet de moyens opĂ©rationnels et financiers pour lutter efficacement contre le narcotrafic. La population n’a pas confiance en la justice, ni en ses dirigeants politiques dont beaucoup entretiennent des relations avec les narcotrafiquants par pur intĂ©rĂȘt ou sous la menace[14].

D’autre part, puisque l’autoritĂ© de l’Etat fait dĂ©faut, de plus en plus de Mexicains dĂ©cident de faire justice eux-mĂȘmes. Depuis 2013, des mouvements de citoyens armĂ©s se constituent dans des villes touchĂ©es par le narcotrafic telles que Cuernavaca (Etat de Morelos) et Ciudad de MĂ©xico. Ces groupes d’autodĂ©fense, composĂ©s d’entrepreneurs et de paysans, tĂ©moignent du manque d’autoritĂ© de l’Etat dans certaines rĂ©gions. Alors que l’ONU recommande 222 policiers pour 100 000 habitants, les Etats mexicains les plus dangereux, tels que MichoacĂĄn, Coahuila ou Sinaloa, n’en comptent pas plus d’une quinzaine. Ces groupes contrĂŽlent une centaine de communes, notamment au centre-ouest du pays. NĂ©anmoins, une forte rivalitĂ© existe entre les autoritĂ©s et les groupes d’autodĂ©fense et les dĂ©rives ne sont pas rares. Chacun accuse l’autre d’entretenir d’étroites relations avec le crime organisĂ©.  En 2013, un groupe d’autodĂ©fense a pris en otage une douzaine de soldats et a attaquĂ© la mairie de Los Reyes (Etat de Michoacan, ouest). Leurs membres sont armĂ©s et n’hĂ©sitent pas Ă  tuer.

Enfin, d’autres, comme l’ancien PrĂ©sident (2000-2006) Vicente Fox prĂŽnent, la rĂ©gulation et la dĂ©pĂ©nalisation de la consommation de drogues pour apaiser les tensions au Mexique, Ă  l’exemple de l’Uruguay. Les effets d’une telle rĂ©forme semblent cependant limitĂ©s. D’abord, les cartels ne se financent pas seulement par le trafic de drogues. Ensuite, ils prospĂšrent grĂące Ă  la corruption et la faiblesse de l’Etat. Ils sont de plus puissants Ă  l’étranger et n’hĂ©siteront pas Ă  migrer pour survivre. « L’effet ballon » continuera.

« Felipe Calderon : coupable de la mort de plus de 65 000 personnes en moins de 6 ans ». Manifestation contre les politiques répressives du Président Calderon, 24 février 2011.

« Felipe Calderon : coupable de la mort de plus de 65 000 personnes en moins de 6 ans ». Manifestation contre les politiques répressives du Président Calderon, 24 février 2011.

L’insĂ©curitĂ© au Mexique reste donc plus que jamais Ă  un niveau Ă©levĂ©. Le crime organisĂ© est en grande partie Ă  l’origine de cette vague de violence qui touche tout le pays. Il est responsable de la mort de plus de 1500 personnes chaque mois au Mexique. Les cartels mexicains dĂ©ploient de plus leurs tentacules dans le reste du monde, notamment en AmĂ©rique centrale et du sud. Le gouvernement doit donc non seulement donner plus de moyens aux forces de l’ordre et mener des politiques sociales et d’éducation pour rĂ©duire le nombre de consommateurs et de trafiquants, mais aussi lutter contre la corruption et imposer son autoritĂ©. Ensuite, les Etats de la rĂ©gion devraient adopter une politique commune pour lutter plus efficacement contre les groupes criminels. En attendant, le pays est loin de connaitre un apaisement de la violence et un long chemin reste donc Ă  parcourir pour Enrique Peña Nieto et son administration. Les cartels de la drogue qui ont pris racines au Mexique semblent, pour le moment, bien ancrĂ©s dans le territoire mexicain. Aujourd’hui, le pays souffre des actions des cartels comme d’un cancer qui s’aggrave et semble de plus en plus incurable.

 


[1] SurnommĂ© ‘’le Roi de la cocaĂŻne’’, Pablo Escobar est le cĂ©lĂšbre narcotrafiquant Ă  la tĂȘte du CĂĄrtel de MedellĂ­n (Colombie) qui contrĂŽlait alors une grande majoritĂ© du trafic de drogue dans les annĂ©es 1980. Il fait rĂ©gner la terreur et commandite l’assassinat de juges, d’hommes politiques et de journalistes. Il est l’auteur du meurtre de 3 candidats Ă  la prĂ©sidentielle colombienne de 1989. P. Escobar est devenu une idole pour beaucoup Colombiens, notamment aprĂšs avoir fait construire des routes, des hĂŽpitaux et des logements.
[2] D’aprùs l’INEGI (Institut national des statistiques mexicain), Bulletin de presse, juillet 2013.
[3] Tasa de homicidios en MĂ©xico aĂșn es “extraordinariamente elevada”: IMCO, Animal Politico, juillet 2013.
[4] Crimen organizado transnacional genera 870 mmdd anuales; equivale al 1.5% del PIB mundial, 16 mai 2014, http://www.proceso.com.mx/?p=372390
[5] ONUDC, Global Study on Homicide 2013, publié en avril 2014.
[6] 1% en Asie,  http://blogs.iadb.org/sinmiedos/2014/04/10/siete-claves-del-informe-unodc-2013-sobre-homicidios/
[7] Le 26 mai 2013, 12 jeunes ont Ă©tĂ© enlevĂ©s Ă  la sortie d’une discothĂšque puis retrouvĂ©s morts trois mois plus tard dans une fosse commune. Un rĂšglement de compte serait Ă  l’origine du massacre. Ce dernier a choquĂ© par son ampleur et parce que la capitale est rarement touchĂ©e par de tels actes qui sont plutĂŽt propres aux rĂ©gions gangrĂ©nĂ©es par le narcotrafic telles que Tamaulipas ou MichoacĂĄn.
[8] ElaborĂ© par Washington et BogotĂĄ et mis en place en 2000. Il s’agit de la fumigation des plants de coca visant Ă  Ă©radiquer cette culture illĂ©gale contrĂŽlĂ©e par la guĂ©rilla des FARC.
[9] D. Mejia, P. Restrepo, Why is Strict Prohibition Collapsing? A Perspective from Producer and transit Countries, in Ending the Drug Wars, rapport du groupe d’experts de la London School of Economics, mai 2014
[10] Voir Filippa Garson, : Balloons and sausages – understanding the global drugs trade, IRIN news, mai 2014
[11] Il occupe la 106ùme place sur 177 en termes d’indice de perception de la corruption selon Transparency International.
[12] ONUDC, Global Study on Homicide 2013
[13] ExĂĄmenes a policĂ­a mexicana muestran profunda corrupciĂłn en medio de violencia en Tamaulipas, K. Gurnet, 14 mai 2014.
http://es.insightcrime.org/noticias-del-dia/examenes-policia-mexicana-muestran-profunda-corrupcion-violencia-tamaulipas
[14]Le mois de juin 2013 a Ă©tĂ© marquĂ© par une vague de violence contre des hommes politiques perpĂ©trĂ©e par le crime organisĂ©, Ă  la veille des Ă©lections municipales. Tout candidat dĂ©plaisant au cartel dominant Ă©tait menacĂ© voire Ă©liminĂ©. C’est ainsi que l’Etat de Durango a manquĂ© de candidat du PRD dans six municipalitĂ©s.